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Pourquoi le confinement de 2020 en Chine est en partie responsable de précipitations records ?

Pourquoi le confinement de 2020 en Chine est en partie responsable de précipitations records ?

Selon des scientifiques, les réductions de gaz à effet de serre et certaines petites particules ont provoqué des changements atmosphériques, laissant place à de fortes averses.

Le confinement est-il responsable des inondations qui ont touché la Chine il y a quelques mois ? C’est ce que laissent entendre plusieurs scientifiques, relève la BBC, après les précipitations records qui ont touché l’Empire du Milieu en juin et juillet dernier. D’après les études qu’ils ont menées, les réductions de gaz à effet de serre, observées à la suite des différents confinement décidés dans le pays, ont permis certes de réduire les gaz à effet de serre, mais elles ont aussi provoqué certains changements atmosphériques. Ainsi, ces réductions seraient l’origine d’un tiers des précipitations estivales.

A titre d’exemple, le fleuve Yangtze a connu ses plus fortes précipitations depuis plus de 60 ans, soit une augmentation de quasiment 80% en juin et juillet par rapport à la moyenne des 41 années précédentes. Dans leur étude, les scientifiques notent aussi que lors des quatre dernières décennies, les précipitations avaient chuté de façon significative grâce aux aérosols dans l’atmosphère. Or là, ils ont également fortement réduit comme les gaz à effets de serre pendant les confinements. Ces particules, souvent associées à la combustion du charbon rappelle la BBC, peuvent jouer un rôle dans la réduction des tempêtes.

Quel impact dans le futur ?

Si cette nouvelle étude apporte des éléments nouveaux, cela ne veut pas dire à terme que les précipitations vont être de plus en plus importantes. D’après le professeur Yang Yang, son auteur principal, “il y avait du chauffage sur terre à cause de l’arrêt des aérosols mais aussi un refroidissement au-dessus des océans avec la réduction des gaz à effet de serre. Cela a donc intensifié la différence de température entre la terre et la mer l’été”. Par la suite, les vents apportant de l’air d’humide se sont intensifiés et cela aurait accusé davantage de précipitions, explique-t-il.

Selon le professeur Yang, les velléités des gouvernements de réduire les gaz à effet de serre, ainsi que les confinements liés au Covid-19, ont eu un impact. Mais selon lui, ces changements furent “soudains”. Si les tentatives de réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont plus “continues et progressives” dans le futur, les changements à observer pourraient être bien différents.

Geo